La chenille processionnaire : un vrai fléau

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En milieu urbain et dans les espaces verts aménagés, les arbres et autres espèces ornementales végètent dans des écosystèmes caractérisés par une simplification très accentuée et souvent très inhospitalière pour les plantes du fait de l’action anthropique quasi continue qui implique des facteurs de stress directs et indirects importants, comme par exemple drastiques compactage du sol, lésions des troncs et des racines, apport de divers polluants. Il s’agit souvent de simples avenues arborées délimitées par le manteau bitumineux et par des bâtiments ou de petits groupes de plantes ou d’exemplaires isolés, parfois de taille monumentale, au centre de squares et de parterres de fleurs.

Les plantes arboricoles, en particulier, auxquelles sont confiées des fonctions importantes dans les villes, dont la régulation climato-environnementale, l’atténuation du bruit et l’interception des poussières et des gaz, sont également sujettes aux attaques des phytophages, parmi lesquels se trouvent de nombreuses espèces de Lépidoptères, Insectes connus de la plupart des les gens surtout pour leur beauté et leurs couleurs multicolores évoquant les papillons diurnes, mais qui comprennent également des espèces moins voyantes capables de causer divers types de dommages. Les Lépidoptères constituent l’un des Ordres les plus représentatifs dans le domaine des Insectes avec environ 200 000 espèces connues dans le monde. Le développement de ces hexapodes prévoit généralement une métamorphose complète qui se déroule en 4 phases distinctes :

œuf – larve (= chenille) – chrysalide – adulte.

Parmi les Lépidoptères on connaît plusieurs espèces qui constituent des indicateurs importants de la qualité de l’environnement et sont donc utilisables dans les études sur la biodiversité des écosystèmes, les deux espèces et en raison de facteurs de décompensation favorables à leurs infestations peuvent également interagir fortement avec l’agroforesterie et d’autres productions. activités anthropiques incluant des aspects d’hygiène de l’environnement, posant des problèmes de diverses natures, souvent difficiles à résoudre.

A ce dernier exemple on peut référer les espèces dont les larves sont pourvues de poils urticants, c’est-à-dire d’appendices tégumentaires en relation avec des glandes particulières, capables de provoquer des effets nocifs sur l’homme et plus généralement sur les organismes à sang chaud.

Les poils urticants s’apparentent à de petits harpons à pointes latérales dirigées vers l’apex, dont les effets découlent de l’adjonction d’une action physique, du fait de leur conformation particulière, à l’activité chimique de protéines solubles, libérées par rupture de les cheveux.

Ces structures mesurent généralement 0,10-0,15 mm de long et sont donc beaucoup plus petites que les poils normaux visibles à l’œil nu et sont disposées sur le corps des larves dans des zones bien définies appelées « miroirs », dont la morphologie et la répartition sont caractéristiques de chaque espèce. Les miroirs atteignent leur plus grande amplitude chez les larves proches de la maturité, qui peuvent porter des centaines de milliers et parfois des millions de poils urticants.

La processionnaire du pin, hôte redouté des conifères également dans la région méditerranéenne, est un papillon qui, lorsqu’il est jeune au stade de chenille, se nourrit des aiguilles de pins et de cèdres, construisant de grands nids blanchâtres voyants sur le feuillage des plantes. Les chenilles de la Processionnaire du Pin sont pourvues de poils urticants et atteignent généralement leur maturité fin février-avril, lorsqu’elles abandonnent définitivement les nids descendant des plantes le long des troncs en longues processions en file indienne pour s’enterrer à quelques centimètres de profondeur, attendant de se transformer en papillons en été. Compte tenu de la dangerosité de cet insecte, il est recommandé dans les mois à venir de ne pas approcher ou toucher les nids et rangées de larves qui abandonnent les pins et surtout de ne pas effectuer d’interventions de lutte avec des moyens de fortune,sans équipement de protection individuelle approprié.